Glossaire


Adénovirus

groupe de virus contenant de l’ADN, responsables de maladies respiratoires, dont une forme de rhume. Les adénovirus peuvent aussi être modifiés génétiquement et utilisés dans le cadre d’une thérapie génique pour le traitement de maladies génétiques, d’un cancer et éventuellement d’autres maladies.


Adjuvants

agents chimiques ou biologiques qui augmentent l'immunogénicité des vaccins et qui ont peu, voire aucun, effet direct lorsqu’ils sont administrés seuls.


ADN

le code de l’hérédité; une molécule linéaire qui transporte l’information dont les cellules ont besoin pour se multiplier et produire des protéines. L’ADN est une molécule à double brin maintenue par des ponts entre des paires de nucléotides.


Anticorps

protéines produites par les lymphocytes de type B en réponse à un antigène. Chaque anticorps ne reconnaît qu’un seul antigène. Le but de cette fixation est d’aider à la destruction de l’antigène. Les anticorps peuvent agir de différentes façons, selon la nature de l’antigène. Certains anticorps neutralisent directement les antigènes, d’autres les rendent plus facilement destructibles par les leucocytes.


Anticorps monoclonaux

protéines circulantes produites par les lymphocytes B qui reconnaissent toutes la même région (épitope) d’un antigène donné.


Antigène

toute substance étrangère ou “non-soi” qui, une fois introduite dans l’organisme, est reconnue comme étrangère par les anticorps et les lymphocytes et déclenche une réponse immunitaire spécifique.


Biomarqueur

molécule biologique ou cellule se trouvant dans le sang, les autres liquides corporels ou les tissus, signe d’un processus normal ou anormal ou d’un état ou maladie. Un biomarqueur peut être aussi utilisé pour sélectionner les patients répondeurs à un traitement et/ou voir comment le corps répond à un traitement d’une maladie ou d’un état.


Cellules NK (Natural Killer)

lymphocytes effecteurs du système immunitaire naturel contrôlant différents types de tumeurs et d’infections microbiennes en limitant leur dispersion et les lésions ultérieures des tissus. Les recherches récentes mettent en évidence le fait que les cellules tueuses sont aussi des cellules régulatrices engagées dans des interactions réciproques avec les cellules dendritiques, les macrophages, les cellules T et les cellules endothéliales. Les cellules NK peuvent par conséquent soit limiter, soit exacerber les réponses immunitaires.


Cytokines

protéines libérées par les cellules ayant un effet spécifique sur d’autres cellules. Elles sont comparables aux hormones mais, dans la pratique, ce terme est utilisé pour les interleukines, les lymphokines et des molécules “signaux”, telles que les TNF et les interférons.


Expression génique

procédé par lequel une information génétique codée est transmise aux structures en place et agissant dans une cellule (protéines ou ARN).


Gène

séquence d'acide désoxyribonucléique (ADN) qui décrit synthèse d'une chaîne de polypeptides ou d'un acide ribonucléique (ARN) fonctionnel. L’ADN est ainsi le support de l'information génétique, comme un livre, un plan architectural du vivant, orientant et dictant la construction des principaux constituants et bâtisseurs cellulaires que sont les protéines, les ARN fonctionnels et les enzymes.


Interféron

type d’agent modificateur de la réaction biologique (substance qui peut augmenter les défenses naturelles de l’organisme en cas de maladie). Les interférons jouent un rôle clé dans l’élimination des virus ; ils ralentissent le développement et la division de certaines cellules cancéreuses. Il y a plusieurs types d’interférons : alpha, bêta et gamma. Le corps produit ces substances naturellement. Ils peuvent être fabriqués en laboratoire pour le traitement du cancer et d’autres maladies.


Interleukine

protéine naturellement présente dans le corps, utilisée en thérapie biologique. Les interleukines stimulent le développement et l’activité de certains types de leucocytes.


Interleukine-2

type d’agent modificateur de la réaction biologique (substance qui peut augmenter les défenses naturelles de l’organisme en cas de maladie). Cette protéine favorise le développement de certaines cellules sanguines dans le système immunitaire qui sont capables de lutter contre le cancer. Aussi appelée IL-2.


Lymphocytes

ils font partie des globules blancs issus des cellules souches de la série lymphoïde qui lutte contre les infections et les maladies. Il existe deux grands groupes de lymphocytes, les lymphocytes T et les lymphocytes B.


Marqueur

indication diagnostique du risque de développement de la maladie.


MUC1

substance trouvée à la surface de certaines cellules épithéliales (cellules recouvrant les organes, les glandes et autres surfaces du corps) et sur les cellules du sein sécrétant le lait. Le MUC1 se retrouve dans les cancers du sein, de l’ovaire, du poumon et de la prostate. Le MUC1 est un type de marqueur tumoral.


MVA (Modified Vaccinia Ankara)

les virus de la vaccine modifiés pour exprimer les gènes étrangers sont des vecteurs robustes pour la production de protéines recombinantes, le plus courant étant un système d’administration du vaccin pour l’expression des antigènes. L’un d’entre eux, le MVA, est couramment considéré comme la souche de virus de la vaccine privilégiée pour la recherche clinique, en raison de son très bon profil d’innocuité.


Nucléotide

molécule constituée d’un nucléoside comportant un ou plusieurs groupes phosphate. Les nucléotides sont les “éléments constitutifs” des acides nucléiques.


Phase I

un essai clinique de phase I est le test à petite échelle de l’innocuité d’un nouveau médicament. En général, les participants sont des volontaires en bonne santé, excepté en cancérologie.


Phase II

un essai clinique de phase II a pour objet de tester l’innocuité, le rapport dosage-réaction et parfois l’efficacité d’un nouveau médicament sur un patient. Généralement, les essais de phase II impliquent un plus grand nombre de patients que les essais de phase I.


Phase III

la phase III teste l’innocuité et l’efficacité du médicament dans un cadre contrôlé. Généralement, les essais de phase III impliquent des centaines ou des milliers de sujets en fonction de la visée thérapeutique et des indications cliniques.


Plasmides

molécules d’ADN circulaires extra chromosomiques et à réplication autonome, différentes du génome bactérien classique et non essentielles à la survie des cellules dans des conditions non sélectives. Certains plasmides sont capables de s’intégrer dans le génome de l’hôte. Quelques plasmides artificiels sont utilisés comme vecteurs de clonage.


Protéine

molécule complexe de grande taille constituée d’acides aminés. La séquence des acides aminés, et par conséquent la fonction d’une protéine, est déterminée par la séquence des paires de bases dans le gène qui la code. Les protéines sont essentielles à la structure, à la fonction et à la régulation de l’organisme. Exemples de protéines : hormones peptidiques, enzymes et anticorps.


Recombinant

désigne en génétique l’ADN, les protéines, les cellules ou les organismes fabriqués par la combinaison de matériel génétique issus de différentes sources. Les substances recombinantes sont fabriquées en laboratoire et étudiées dans le traitement du cancer et pour de nombreuses autres utilisations.


Survie globale

temps entre le début du traitement et le décès.


Taux de réponse

  • Réponse complète (CR) Disparition de la (des) lésion(s)
  • Réponse partielle (PR) Réduction supérieure à 50% pendant au moins 12 semaines
  • Maladie stable (SD) Réduction inférieure à 50% de la tumeur ou croissance supérieure de 25% de la tumeur (dans le cas du cancer par exemple)
  • Maladie en progrès (PD) Croissance de la tumeur supérieure à 25% (dans le cas du cancer par exemple)


Temps à progression (TTP)

durée entre le début du traitement et la progression de la maladie.


Vecteur vaccinal

un vecteur vaccinal est une version atténuée ou tuée d’un virus ou d’une bactérie qui transporte un antigène (protéine reconnue comme étrangère par le corps) d’un agent pathogène au sujet vacciné. Le vecteur vaccinal diffuse un antigène dans le corps et stimule le système immunitaire pour qu’il lutte contre une « infection sans danger ». Le système immunitaire est leurré pour qu’il produise une réaction immunitaire (anticorps et cellulaire) contre l’antigène.



Glossaire comportant des définitions adaptées du National Cancer Institute Dictionary of Cancer Terms sous www.cancer.gov