
Description
TG4010 est en cours de développement pour le traitement du cancer du poumon « non à petites cellules » (NSCLC, non small cell lung cancer) au stade métastatique, associé à une chimiothérapie de première ligne.
TG4010 est construit à partir d'un virus de la vaccine recombinant exprimant l'antigène MUC1 et la cytokine Interleukin-2 (IL2) humaine. TG4010 a pour rôle d'induire des réponses immunitaires à la fois innées et adaptatives. La protéine MUC1 est une mucine hautement glycosylée, trouvée normalement à la surface apicale des cellules épithéliales de nombreux types de tissus. Dans les cellules tumorales, plusieurs modifications de la protéine MUC1 surviennent : surexpression, hypoglycosylation et changements de la localisation cellulaire. Ces changements font de la protéine MUC1 une cible de choix pour l'immunothérapie. La stratégie consiste donc à induire l'expression de l'antigène MUC1 dans un environnement non tumoral, c'est-à-dire là où le système immunitaire est totalement fonctionnel, afin d'induire une immunité à la fois innée et adaptative.
Besoins médicaux
Le cancer du poumon est une des maladies les plus répandues dans le monde avec 1,35 million de malades ; il est la cause majeure des décès dus au cancer, environ 1,2 million en 2002. Les cancers du poumon « non à petites cellules » représentent environ 80 % des cancers du poumon. 41 % des cancers du poumon « non à petites cellules » sont diagnostiqués à un stade métastatique et le pourcentage restant le devient en cours de maladie. Les traitements habituels du cancer du poumon sont la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie et la thérapie moléculaire ciblée. Or, seulement un tiers des patients ont des cancers où la résection est possible (ablation chirurgicale) au moment du diagnostic. Le mauvais pronostic pour les patients à un stade avancé du cancer est amélioré par les chimiothérapies palliatives à base de platine prolongeant la durée de la vie. Toutefois, les besoins de développement de nouveaux traitements pour le cancer du poumon « non à petites cellules » restent très grands et de nouvelles approches sont nécessaires pour que l'issue de la maladie soit modifiée de manière significative. En altérant les relations hôte/tumeur, les produits d'immunothérapie comme le TG4010 peuvent donner un tel résultat.
TG4010 est potentiellement applicable au traitement des stades plus précoces du cancer du poumon « non à petites cellules » et à d'autres cancers épithéliaux exprimant MUC1 (cancer de la prostate, du sein, du pancréas et du colon).
Développement clinique
L'efficacité et la sécurité du TG4010 ont été déterminées lors d'une étude randomisée de phase IIb contrôlée comparant une association du vaccin thérapeutique TG4010 à une chimiothérapie standard sur 148 patients à un stade avancé de NSCLC. L'objectif principal de l'étude a été atteint (taux minimal de 40 % de survie sans progression à 6 mois dans le groupe expérimental). Les résultats des derniers essais cliniques sont disponibles dans les communiqués de presse sur le TG4010.
Lors de l'essai de phase IIb, Transgene a identifié une sous-population de patients qui ont particulièrement bénéficié du traitement associant TG4010 et chimiothérapie, par comparaison à la chimiothérapie seule. Cette sous-population était composée de patients présentant avant traitement un taux normal de cellules NK (Natural Killer) activées et représentait environ 73 % des patients de l'essai (101 sur 138). Les résultats cliniques de l'étude de phase IIb mettent en évidence une amélioration clinique pour les patients de cette sous-population avec une augmentation statistiquement significative de 6 mois de leur survie moyenne (17,1 mois dans le groupe expérimental contre 11,3 mois dans le groupe contrôle). Les autres données (taux de réponse, délai de progression et survie sans progression) confirment également l'identification du taux de cellules NK activées comme un biomarqueur prédictif de la réponse clinique au traitement avec TG4010 de patients atteints de NSCLC.
La démarrage d'une étude clinique de phase IIb/III mondiale est prévu à la fin de l'année 2010. Elle devrait inclure environ 1 000 patients atteints de cancer du poumon « non à petites cellules », porteurs du marqueur tumoral MUC1 et présentant un taux normal de cellules NK activées au moment de leur inclusion.
Programme de collaboration
En 2009, l'agence française de soutien à l'innovation OSEO a accordé à Transgene une aide d'un montant maximal de 18,4 M€ au titre du programme ADNA, pour la recherche et le développement de biomarqueurs permettant la prescription de nouveaux traitements aux patients réellement susceptibles d'en bénéficier. L'objectif est d'être en mesure de prescrire le bon médicament au bon patient. L'identification du taux de cellules NK activées comme biomarqueur prédictif est un résultat de cet important programme de collaboration.
Partenariat avec d'autres sociétés
En mars 2010 Transgene a accordé à Novartis une option de licence exclusive pour le développement et la commercialisation de son produit TG4010 pour le traitement de première intention du cancer du poumon « non à petites cellules » et d'autres indications potentielles en oncologie (communiqué de presse du 10 mars 2010).
Communiqués de presse :


