

Description
TG4001/RG3484 est développé en partenariat avec Roche pour le traitement des pathologies du col de l'utérus causées par le virus du papillome humain (HPV).
Le produit candidat TG4001/RG3484 utilise le virus vecteur Modified Virus Ankara (MVA) exprimant les oncoprotéines E6 et E7 du virus HPV de type 16 (HPV16) inactivées par mutation et l'interleukine humaine 2.
Besoins médicaux
La pathogénèse de la dysplasie cervicale (Cervical Intraepithelial Neoplasia, CIN) suit une évolution naturelle caractérisée par une infection à HPV évoluant en CIN (chez une partie des patientes) après une longue période de latence. Si des dysplasies de haut grade (CIN2/3) ne sont pas diagnostiquées et excisées par une intervention chirurgicale, elles peuvent évoluer en cancer invasif du col de l'utérus (ICC) dans plus de 10 % des cas. Il s'agit par conséquent de réelles lésions précancéreuses. En Europe et aux Etats-Unis, le nombre de femmes diagnostiquées avec des lésions CIN2/3 est estimé à environ 900 000 par an.
Les directives internationales recommandent une excision chirurgicale pour traiter les lésions CIN2/3 confirmées par biopsie. Ces actes chirurgicaux sont associés à des complications obstétricales telles qu'accouchement prématuré, faible poids de naissance, césarienne et rupture prématurée des membranes. Par ailleurs, une récidive peut survenir, rendant nécessaire d'autres solutions.
Des immunothérapies ciblées sont en cours de développement comme alternatives aux excisions chirurgicales (conisations) chez les patientes présentant une lésion CIN2/3 diagnostiquée, population non éligible à la vaccination prophylactique, celle-ci n'ayant pas d'effet sur les patientes infectées par HPV 16 et 18 ou atteintes de CIN.
Développement clinique
Lors des études cliniques de phase II, TG4001/RG3484 a démontré une bonne tolérance, des réponses cliniques et une efficacité prometteuses chez les femmes atteintes de lésions CIN2/3 liées à HPV16. Les résultats (communiqué de presse du 25 avril 2006) d'une étude de phase IIa conduite en France avec 21 patientes présentant des lésions CIN2/3 liées à HPV16 se sont montrés prometteurs : 10 patientes ne présentaient plus de niveaux détectables de lésion CIN2/3 six mois après la vaccination. De plus, aucun effet secondaire grave n'a été observé. Le maintien de la réponse a été confirmé par un examen après 12 mois pour les patientes n'ayant pas subi de chirurgie des lésions CIN à 6 mois. Aucune rechute de CIN2/3 ni réinfection ou persistance de l'infection par HPV16 n'ont été observées chez ces patientes.
Les résultats de la phase IIa du TG4001/RG3484 constituent la première preuve de concept de l'efficacité de l'immunothérapie ciblée contre le HPV16 chez des patientes atteintes de lésions CIN2/3 et confirment le profil de sécurité satisfaisant du produit. En septembre 2009, Roche a commencé un essai clinique contre placebo de phase IIb chez des patients atteintes de lésions CIN2/3 causées par le virus HPV. L'essai se déroule en Europe et aux Etats-Unis et vise à inclure 200 patientes ; la première patiente a été recrutée début septembre 2009.
Partenariat avec ROCHE
Roche et Transgene ont annoncé le 11 avril 2007 la conclusion d'un accord de partenariat exclusif et mondial en vue de développer et de commercialiser des produits issus du programme de vaccins thérapeutiques de Transgene contre les maladies causées par le virus du papillome humain. L'accord comprend le TG4001/RG3484. Conformément aux termes de l'accord, Roche se charge du développement des vaccins et de leur commercialisation à l'échelle mondiale. Roche finance tous les coûts de développement du TG 4001/RG3484 et conduit les études de phase IIb et III.
Roche détient tous les droits de fabrication, mais a convenu d'accorder à Transgene, à des conditions commerciales, la responsabilité exclusive de la fourniture, pour les études cliniques, du TG4001/RG3484 et d'autres produits liés au HPV qui pourraient être développés à l'avenir. Cet accord sera étendu à la fabrication commerciale de lots cliniques.
Communiqués de presse :


